www.djembefola.fr www.djembefola.fr
www.djembefola.fr • Rechercher

2 résultats trouvés

Retour

Vulcain, presse à jembés

Bonjour à tous,

voilà, j'ai assemblé une machine à tirer les peaux de jembé. Je précise assemblé et non inventé, parce qu'il m'étonnerait qu'une autre personne au monde n'ait pas eu la même idée, et l'ait déjà mis en pratique. Pour le moment, je n'ai rien vu apparaître sur le net, même en fouillant les recoins. Par conséquent et jusqu'à nouvel avis, j'en revendique la paternité. Je l'ai nommé "Vulcain", dieu de la guerre, du feu, des forges, sous l'empire romain. Ce montage était prêt depuis plusieurs mois, mais il a été nécessaire d'attendre les vacances pour finaliser un document lisible.

Le principe est simple (mais il fallait y penser...!!!). Il consiste à coincer le jembé dans une sorte de presse dont l'une des parties mobiles n'appuierait que sur les fers de tension, afin de les pousser à descendre.

Avant de commencer, je tiens à préciser que dans un premier temps, le document déposé sur le site de Mamoutou décrit un prototype monté avec un but précis - le plus simple possible à fabriquer, sans outils spéciaux ni soudure, et le moins cher possible. Quand ils auront vu l'ensemble, tous ceux qui ont à leur disposition un atelier de tôlerie, soudure, découpe du métal, des outils puissants et des compétences pour manier le tout se construiront leur propre modèle, dérivé du mien, mais différent. Cependant, après avoir cherché depuis plusieurs mois toutes sortes de solutions, celle décrite ici pourrait bien être la plus efficace, tout en étant très simple et économique.

Le prototype décrit ici, et que j'ai expérimenté avec succès, se compose des pièces suivantes :

- quatre tiges filetées de 12 mm de diamètre.
- douze écrous de 12 mm de diamètre.
- huit rondelles de 12 mm de diamètre (pouvant se glisser dans les tiges).
- deux plaques en bois d'environ 40 cm X 40 cm et de l'épaisseur d'un plan de travail de cuisine (40 mm).
(les plaques d'aggloméré servant aux plans de cuisine sont celles que j'ai utilisées pour le modèle présenté).

Voilà, c'est tout. Vous n'y croyez pas ? C'est normal, il reste quand même un peu de façonnage pour rendre le tout opérationnel. Les outils nécessaires :

- une bonne scie à bois.
- une scie à métaux.
- une lime à bois.
- une perceuse supportant au moins des mèches de 13 mm, voire plus.

C'est tout.

Voici la machine en place.



Il ne reste plus qu'à tourner les vis, à l'aide d'une clé quelconque. Comme pour la tension des congas, on ira progressivement - un quart de tour sur une vis, un quart sur la vis opposée et ainsi de suite. Ceci afin de ne pas déséquilibrer la descente de la plaque. Attention, la pression s'exerce sur l'ensemble du jembé, et des fûts un peu légers pourraient bien s'écrouler sur eux-même, surtout si l'on tire une peau de veau. Je n'en ai pas encore cassé, mais prudence, avec des jembés "légers". Je ne me sens aucunement responsable d'accidents divers pouvant arriver à votre jembé.

Quels sont les avantages de ce système :

- une force de tension phénoménale. Aucune peau ne peut résister à une telle pression, et ceci sans aucun effort autre que de tourner un écrou avec une clé.

- une préservation maximale des cordes du jembé. C'est en effet le manche qui sert à tirer habituellement les jembés qui est le plus meurtrier pour les cordes. Son frottement les abrase et, avec la succession des montages, ces cordes s'effilochent et cassent. Le frottement des cordes synthétiques les une contre les autres (dans les nœuds d'alouette) les use aussi. Tous ceux qui ont fait de l'escalade me comprendront.

- un prix des plus réduits, surtout si l'on pratique la récupération.

Quels sont ces inconvénients :

- la machine n'est pas universelle, en tous cas sa partie haute. Il faut en effet tailler le trou de la plaque du dessus exactement à la dimension du jembé dont on tire la peau. Les jembés n'ont pas tous exactement le même diamètre. Une différence de quelques millimètres pourra passer, mais pour des différences plus grandes, il faudra tailler une autre planche, avec un trou d'une autre dimension. Des grands bricoleurs équipés pourront cependant trouver une solution universelle. A la fin du document en téléchargement sur le site de Mamoutou, je donne une piste possible pour une machine plus universelle.

- le tirage terminé, il est quand même nécessaire de tendre les cordes à la main. En effet, lorsque les fers sont descendus, les cordes se sont relâchées et il faut les retendre, avant de démonter la plaque du dessus. Cependant, il ne s'agit en aucun cas d'un tirage aussi puissant que celui pratiqué avec un bâton. Il faut seulement tirer les cordes pour qu'elles se remettent en place. On peut le faire à la main, avec une pince, ou s'aider d'un petit bâton de bois. Il ne s'agit en aucun cas de tirer comme une bête, afin de "récupérer" de la corde, comme avec le montage traditionnel. Il s'agit juste de faire en quelque sorte que la peau ne se relâche pas au moment du démontage de la plaque de tension.

Voilà, ne voulant pas surcharger ce forum, je renvoie à la page du site de Mamoutou, sur laquelle on pourra télécharger le document complet intitulé "Vulcain, presse à jembés" :

http://www.mamoutou-kone.fr/Montage.html

Le document sur le dunun en métal a lui aussi été mis en page avec un logiciel professionnel. Il est maintenant plus lisible.

J'attends vos questions, réactions, suggestions.

Cordialement.
Pierre.
de pierre
Mer 29 Déc 2010 20:40
 
Aller au forum
Aller au sujet

La charleston du tapeur

Bonjour à tous,

voici un petit bricolage que j'ai réalisé.

Quand on joue très souvent seul, comme c'est mon cas pour accompagner des cours de danse contemporaine ou jazz, on ressent rapidement le besoin de "remplir" avec plus d'instruments. Les deux mains étant prises, il reste les pieds... On peut utiliser une charleston, voir un pied de batterie avec une cloche, mais lorsque l'on joue des percussions, il est préférable de compléter avec un instrument dont le son se mélange bien avec celui des peaux frappées à la main. Depuis quelques temps, je voulais acquérir un "Foot Cabassa", instrument de percussion qui se joue normalement à deux mains, mais dont il existe un modèle adapté à un pied de batterie. C'est la marque MEINL qui vend ça, à près de 200 euros. L'instrument est précis et de bonne facture, mais le son n'est pas totalement satisfaisant, trop métallique, pas assez doux. De plus, il n'y a qu'une variation possible - bloqué ou avance pas à pas. J'ai imaginé un montage avec une calebasse à coquillages, appelé Yabara ou Ya en Côte d'ivoire, mais sous d'autres noms dans d'autres pays d'Afrique. Après quelques heures de réflexion mais quelques minutes seulement de montage, le résultat a été au-delà de mes espérances. Voici, téléchargeable sur le site de Mamoutou, la manuel de montage en pdf et une toute petite vidéo de démonstration :

http://mamoutou-kone.fr/Montage.html

Et une petite photo :

PICT0515.JPG



Quand on voit l'instrument, on se dit qu'une fois de plus, c'est simple, mais il fallait y penser.

Matériel :

- un Yabara.
- un petit élastique.
- 60 cm de corde de jembé de récupération.

Montant : 12 euros le Yabara dans un magasin de percussions.
Durée de la "construction" : 10 minutes.
C'est tout !

Le support ne fait pas partie du montage. Un pied de cymbale quelconque ou un support improvisé feront l'affaire

Reste à en jouer ! J'ai déposé une petite vidéo de démonstration sur le site. Je dois avouer que n'étant pas batteur, je ne suis pas encore totalement à l'aise avec cet instrument à pied. J'en joue malgré tout dans tous mes cours et ne m'en sépare plus.

En réglant la hauteur du pied qui sert de support, on règle le son du Yabara. Élastique plus tendu, les coquillages se plaqueront sur le fond de la calebasse et produiront un son sec. Moins tendu, il n'y aura pas de blocage, mais un glissé plus doux. On peut aussi, tout en jouant, régler cette tension sans intervenir sur le réglage du pied de support. Il suffit simplement d'éloigner l'ensemble de son centre de gravité, ce qui tend l'élastique. Pour ceux qui sont habitués aux pieds de batterie, on peut aussi installer une petite planchette sur la cordelette du bas, celle qui s'enfile dans le pied du tapeur. Avec de l'agilité du pied, on peut réaliser des variation de rythmes. Les batteurs expérimentés vont se régaler.

Avec la charleston, les batteurs jouent les contre-temps. Ici, j'ai plutôt choisi de jouer les temps. En effet, en Afrique, le Yabara est très souvent utilisé pour marquer les temps, bien que l'on rencontre aussi des variations.

Dix minutes de construction, mais des mois d'apprentissage. On peut aussi utiliser cet instrument en jouant du piano. Le montage est encore plus simple. On visse discrètement (surtout s'il s'agit d'un Stenway à queue...) un petit crochet sous le clavier et on y attache le yabara.

Faites en bon usage. Et comme toujours, l'ensemble est sous licence Creative Commons (Une liberté de copie totale, mais pas d'utilisation commerciale ni de modification des fichiers sans l'autorisation de l'auteur).

Pierre.
de pierre
Jeu 23 Fév 2012 23:17
 
Aller au forum
Aller au sujet